AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
PREMIER MINI-EVENT LANCE. VOIR ICI.
RESTEZ SUR VOS GARDES, MR. IKEDA SÉVIT A N'IMPORTE QUELLE HEURE.
MERCI DE FAVORISER LES KENMEI ET LES YUUKAN.

Partagez | 
 

 Walking wood < ft. Jegal Su'en

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
hello there
悪賢い ▽ beauty may be dangerous but intelligence is lethal.

avatar
Récits : 101 Here since : 18/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Walking wood < ft. Jegal Su'en   Ven 29 Aoû - 10:53


Walking wood
cha yi & su'en
Seize heure trente tapante, le soleil éclairait une fine zone continue le long de la forêt maudite. Ce trait phosphorescent se terminait en un carré de lumière qui offrait chaleur et bienséance à la classe de kenmei qui s'y était installée. Le cours de soins aux créatures magiques ne tarderait pas à débuter. Il fallait juste souhaiter que le professeur pointe le bout de son nez. En effet, ne changeant jamais ses habitudes, ce nigaud arrivait toujours avec dix bonnes minutes de retard, rendant alors le cours accessible pendant seulement cinquante minutes. Cette perte de temps me mettait toujours en rogne, comment pouvait-on être aussi irresponsable ? Dès qu'il apparaissait avec son air enjoué, ses joues rougis et son grand sourire hypocrite, il ne profanait aucune excuse comme si ce malus quotidien faisait parti des leçons qu'il se devait de nous inculquer. J'étais certaine qu'il consacrait ce temps à un verre de vin ; il avait ces pommettes bouffies d'homme pompette.

Je fus bien exaspérée lorsqu'il décida enfin de se présenter à nous. Sa leçon était comme toujours des plus ennuyeuses. Les autres élèves étaient si attentifs, comme si ils voyaient en lui un grand mestre. Moi ? Je ne voyais rien, juste un homme qui semblait être alcoolique. Et les hommes de ce goût là n'avait rien à faire dans une école comme celle-ci. Le jour où un évaluateur arrivera à son cours pour analyser ses aptitudes à enseigner, je pourrais enfin me moquer ouvertement de ce personnage dénué de responsabilité. Oui, je rigolerai bien ! Il me détestera, certes, mais qu'importe. Je serais capable de devenir un bien meilleur professeur. Mais là n'était pas mon but.
Depuis bien longtemps, je n'écoutais plus ce cours. Il n'y avait aucun intérêt à ma présence, aucun intérêt à cet enseignant sans capacité. Je voulus partir, cela n'aurait choqué personne. Je me serais levée avec droiture, retournant étudier dans ma chambre. Les rares garçons auraient été tristes, j'avais remarqué que certains préféraient m'observer plutôt que de prêter attention à la leçon. Il était vrai que j'étais la source de nombreux regards indiscrets. Comme une attraction neuve dans une fête foraine. L'on me trouvait sublime et j'étais plutôt en accord avec cette idée.

Les rayons solaires avaient légèrement déclinés dans le ciel. Subtilement orangé par ce nouvel angle, son bleu panaché annonçait la fin des cours. Les kenmei avaient cette particularité de prendre leur temps. Ils remarquaient rarement la couleur des nuages et gardaient leur attention fixée sur leur tuteur. Les warugashikoi étaient les pires, ils partaient comme des flèches, sans crier gare ; l'activité du ciel était chose plus importante à leur regard.

Paradoxalement à mes pensés, je fus la dernière a bondir sur mes deux pieds. J'avais ramassé mes livres échoués sur le gazon séché et les tenais fermement contre ma poitrine.Alors que je m'apprêtais à partir vers le château, un aboiement me tourmenta. A l'entente de ce cri, je m'étais instinctivement retournée, le regard perdu dans la contemplation des arbres. Mes sourcils se plissèrent, une ombre canine s'était dessinée entre deux imposants chênes. L'animal me fixait mal-sainement. Depuis quand les chiens habitaient la forêt maudite ? Ce lieu n'était-il pas trop dangereux pour eux ?
Je m'accroupis, levai ma main en direction de l'animal en l'observant de mes prunelles attendries.

- Approche !

Il n'en fit rien. Je pris une petite moue, gonflant ainsi mes joues et en pinçant finement mes lèvres. L'on disait souvent que j'étais mignonne lorsque je faisais cette tête.

- Tu n'es pas très bien éduqué Gougou !

Je m'approchai tout doucement ; je ne voulais surtout pas l'effrayer ! Il était plutôt chou ce toutou avec ses petites bouclettes. Elles me rappelaient celle d'un de mes camarades de classe ! Il fallait juste espérer qu'il ne soit pas agressif.
Je me voyais mal retourner à l'école avec une morsure dégoulinante de sang sur le bras. Puis, je n’aimais pas notre infirmière.
Enfin face à l'animal qui me fixait de ses grands yeux noirs, je me permis de lui tapoter le crâne.

- Tu n'es pas méchant en fait.

Je lui offris un large sourire, chose que je ne faisais jamais avec les humains.

La boule de poils s'enfonça plus loin dans la forêt. Venait-il vraiment de là bas ? Je le hélai, il s'arrêta. Attends moi ! Je le rejoignis sans me soucier du fait que je pénétrais dans une zone interdite. Ce chien ne pouvait pas venir de cette forêt, c'était impossible. De plus, il était trop imposant pour appartenir à un élève et trop petit pour être un loup-garou. S'était-il échappé d'un élevage de Ka-dingir-ra ? Ce n'était pas lui qui risquait de me l'apprendre.
Gougou avançait droit devant lui sans rien renifler au sol. Ce comportement me sembla suspect. Il marchait avec vivacité comme si il savait quel chemin prendre.
La forêt devenait de plus en plus sombre et lorsque je me retournai je ne vis que des rangées d'arbres géants. Les tentacules bleutées tombaient en un terrifiant rideau mortel. Le chien aboya sèchement, mon cœur se serra, je lâchai subitement mes livres. Qu'est-ce que je foutais là ?
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
hello there
悪賢い ▽ santa ain't real, but satan is.

avatar
Récits : 50 Here since : 16/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking wood < ft. Jegal Su'en   Ven 29 Aoû - 18:16


Walking wood
cha yi & su'en


J'étais bien, assis confortablement dans le large divan de la salle commune, la tête basculée vers l'arrière contre le dossier en velours. Il faisait toujours si froid ici, des courants d'air s'infiltraient çà et là entre les premières pierres qui avaient permis de bâtir cette minable école. Critiquer l’édifice en lui même serait faire preuve de baissasse, ce n'est pas lui mon ennemi il n'est qu'une victime collatérale de ses idiots de dirigeant. Leurs âmes ont entachées les couloirs, ont laissées des traces indélébiles sur chaque portes et dans chaque salles. Il faudrait tout détruire pour repartir de zéro, tout oublier qu'il ne reste rien de cette décadence de mauvais goût.
Accepter des élèves étrangers étaient déjà un pas fait en avant vers le précipice, après s'être fait trainer dans la bout voilà que Maryoku ouvre ses portes avec toute la politesse qu'on lui connait. Quelle bande de faibles qui nous représentent tous, nous les élèves. Je n'ai pas envie qu'une vieille sorcière parle en mon nom, qu'un dirigeant en col blanc s'avance devant ses sous-sorciers et leur présente sa gratitude d'être enfin des notre. J'avais déjà assez à faire avec tout ces sang-de-bourbe qui pullulent et ternissent notre image, même au sein de ma maison; je n'avais pas besoin de tout ces emmerdeurs.

J'ai échappé à un cours qui m'ennuyais, je ne le faisais jamais avant mais il faut dire que l'on prend ses libertés plus on grandit et je crois que je vais y prendre gout. Cette vielle chouette qui parle de divination me met dans l'embarras, je n'aime pas lorsque ses yeux trop clairs pour une asiatique se met à me fixer, leurs iris se ternissent et le néant que j'y lis me mets souvent les nerfs à vifs. Je ne crois pas à ce charabia, ce n'est que de la poudre aux yeux qui émerveille ceux qui ne peuvent croire qu'au autres car ils n'ont même pas confiance en eux et leurs capacités.
Ils sont tous limités, moi je ne l'ai jamais été et je continuerai sur cette même lancée.

L'heure approche, j'ai également fait l'école buissonnière pour cette raison: elle. J'ai réussi après avoir intimidé un gars de sa classe à avoir un double de son emploi du temps, bien sûr jusque là je me contentais de la surveiller de loin de retracer avec elle le parcours qu'elle faisait d'une salle à une autre sans que jamais elle ne me découvre mais tout à changé depuis la dernière fois. Je l'ai bien vu ce petit sourire goguenard qu'elle abordait, je ne suis pas dupe et je comprends qu'un autre mec lui fait de l'effet, cela me rend étrangement colérique: bizarre non?
Je suis instable quand on se fout de moi impunément, rien ne peut rester figé très longtemps et j'ai donc décidé de passer à l'action; lui rappeler qui je suis.

Je quitte ma place quand les premiers étudiants arrivent, je ne supporte même pas de partager ne serait-ce qu'un peu de mon temps avec eux. Leurs compagnies me donnent la nausée et ils me le rendent bien, je suis utile pour continuer d'entretenir l'image de la maison, je suis le stéréotype même de ses fondateurs: la ruse en moins.  Le couloir du cachot s'allonge loin devant moi, peu éclairé j'en discerne à peine la fin mais je ne m'enquiers pas, aucun pas ne résonnent il n'y a donc personne. En un éclair mon corps change de forme et de gabarie, le bipède n'a plus rien d'humain mais ma conscience reste bien là. J'avance sans me faire voir, profitant de la pénombre ambiante pour me faufiler entre les piliers et même aux pieds de certains Warugashikoi qui se trainent jusqu'à notre dortoir. A petite foulée je remonte les escaliers, mes griffes ne raclent ni la pierre ni les lambeaux de tapis, quelques brins de poussières tentent de s'accrochaient à ma robe noire mais en sont très vite délogées. La lumière extérieur est encore vive pourtant je n'attire toujours pas les regards et je sais que plus je m'éloignerai de l'artère principale plus les choses resteront ainsi. Même si mon pelage est propre et ma coupe soignée tout ceux qui croisent ma route me prennent pour un animal errant peut être à cause de l'air agressif que j'aborde en tout temps?
Je n'en ai cure, ce n'est pas leurs flatteries que j'attends ni même celles de la fille que je rejoins. Je ne suis pas de ceux qui aiment jouer de leur don pour se jouer des gens, si je me transforme c'est pour n'avoir de compte à rendre à personne. Cha Yi est tellement convoité que ça me rend affreusement jaloux, cette maladie se répand tellement vite dans mon sang que je riposte le plus souvent avec force mais sans bon-sens et elle me le fait remarquer sans prendre de détour.
Je n'aime pas toujours sa franchise même si nous la partageons à deux .

Les graviers finissent par laisser place à une terre molle et à quelques brins d'herbes,  j'emprunte un plus étroit chemin jusqu'à me rendre à l'orée du bois là où les cours de soin aux créatures magiques se tiennent le plus souvent.De dos je reconnais le professeur, ce sale ivrogne qui a manqué de me faire perdre un doigt lors de ma première année. Je ne me suis plus jamais fait reprendre à écouter les directives d'un incompétent tel que lui. Tu peux toucher allez c'est bon ne crains rien qu'il me disait, j'aurai dû pressentir que l'animal n'était pas du même avis, c'est tellement con que j'ai cru que l’abrogation de son maitre suffirait: j'ai eu tort.

Elle m'a vu, j'ai tout fait pour il faut bien l'avouer mais je triomphe en la laissant sur sa faim. Elle s'approche, mon regard ne se dérobe pas aux siens, si elle était familière avec les chiens elle saurait qu'ils ne supportent pas et ne soutiennent rarement pas longtemps les regards.
Je la laisse m'approcher, j'en profite pour observer par dessus son épaule si un de ses camarades n'est pas entrain de l'attendre, visiblement non et c'est tant mieux pour elle. Elle me fracasse limite le crâne, même en tant que chien je ne supporte pas qu'on me touche! Je réprime l'envie de faire voir mes crocs, je ne sais pas quelle pourrait être sa réaction et je n'ai pas franchement envie de le savoir.
Repositionné sur quatre pattes je pars en courant, prenant soin tout de même à ne pas la semer, elle me suit après un temps de réflexion, j'avance elle m'interpelle je me freine alors, tournant la tête vers elle.

Le chemin je le connais par cœur, je viens très souvent me réfugier là il n'y a personne pour me déranger et le silence du bois ne m'effraie pas. Pourquoi avoir peur de chose que nous ne pouvons percevoir? Je pourrais être effrayé par une forme bien physique mais le reste ne fait que me divertir. Je suis un sorcier assez doué et je pourrais toujours me soustraire à une traque sous mon apparence de chien. Je n'aime pas les animaux, je les déteste ils n'ont vocation que de ramollir le cœur de l'homme et pourtant me voilà animagus, révélé très tôt en plus lors de ma première année. J'ai su maitriser totalement mes transformations l'an passée: quand je vous dis que je suis doué.
Je peux ressentir sa tension, elle fait tomber ses livres à terre et directement je me mets à aboyer, des craquements dans les branches me font douter du fait que nous soyons bien seuls ici, devrais-je l'enfoncer un peu plus loin dans la forêt pour être tranquille?! Je perds patience, bientôt je vais devoir retrouver forme humaine et je ne me serais même pas un peu amusé: c'est vraiment blasant.

Je reviens vers elle, sans jamais abaissé mon museau vers le sol je lui fais comprendre d'un regard qu'elle doit récupérer ses affaires et continuer sa marche mais elle ne semble pas du même avis: c'est bien une fille. Elle doit se douter que je n'ai pas le comportement d'un chien normal, alors doucement je viens m'allonger prés d'elle à ses pieds. Je veux l'apitoyer pour qu'elle oublie ses craintes et m'écoute un peu! Je ne suis tellement pas patient.
Quand elle daigne se baisser je viens rapprocher le sommet de mon crâne contre sa joue, une caresse maladroite mais qui devrait suffire à la rassurer.




electric bird.


Revenir en haut Aller en bas
hello there
悪賢い ▽ beauty may be dangerous but intelligence is lethal.

avatar
Récits : 101 Here since : 18/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking wood < ft. Jegal Su'en   Ven 29 Aoû - 19:27


Walking wood
cha yi & su'en
Les bois étaient si effrayants ! Leurs grands arbres aux troncs couleurs charbons, leurs racines similaires à des pattes d’araignées, leurs feuilles mortes couvrant la quasi totalité de la terre et de la boue. Cette forêt portait bien son nom. Elle semblait maudite jusqu'aux os. L'ombre des arbres ressemblait à des êtres de l'au-delà et la couleur morose de cet ensemble me faisait froid dans le dos. Pourquoi avais-je suivi ce stupide clébard ? J'étais incapable de retourner sur mes pas, je risquais de me perdre davantage. C'était dans ces moments là où j'aurais aimé avoir un ami prêt de moi. Il m'aurait sans aucun doute aidé à m'échapper de cette angoisse naissante dans le fond de ma gorge ; cette bille insoutenable qui prenait vie. Je ne sentais plus ma salive lorsque je l'avalais et mon cœur battait trop fort pour que je vive encore. Dire que j'étais réputée pour être calme dans tout type de situations, même les plus cocasses, je peux largement m'avouer à moi même que sur le coup j'étais totalement paralysée.
Le clebs était derrière moi, j'entendais sa respiration chaude s'accélérer au fur et à mesure que le temps s'écoulait. Il attendait que je me retourne, que je reparte avec lui. Mais cette forêt était trop bleue, trop sombre. Le soleil était presque invisible d'entre les feuillages.

L'océan.

*

Je suis sur le sol, je ne risque rien. Le sable mélangé à la terre permettent à mes pieds de rester bien accrochée à notre planète. Je suis en vie, mes poumons font véhiculer l'air que je respire. Les vagues viennent me chatouiller les orteils ; bien évidement je ris ; je suis une enfant. De là où je suis, je peux humer le savoureux parfum du cake au chocolat, maman le prépare rien que pour moi à chaque vingt-et-un janvier de l'année. Ce gâteau est mon seul cadeau mais il suffit à me rendre heureuse.
Je m'approche de l'eau, mes mains s'enfoncent dans le sable humide caché par l'océan. Je touche quelque chose. Je le pince. Je tombe. Les vagues me déplacent. Un boulet vient m'entourer la cheville. Je coule. Je ne sens plus d'air. Je vois noir. Je coule. Le soleil s'éloigne, il n'est plus qu'un spectre blanc. Je coule. Mon corps se retourne. Je l’aperçois. Un gnome ? Un lutin ? Un requin. Je coule.

*

Mes yeux retraçaient ce souvenir lointain et ma peur se lisait clairement. Le museau du chien vint frôler ma joue en y laissant une trace humide et désagréable ; il me regardait d'un air sévère. Du dos de la main, j'enlevai cette bave nasale. Yeux dans les yeux, il me fit comprendre que je n'avais rien à craindre, du moins pas ici. Il voulait s'en aller, m'emmener ailleurs. J'avais l'étrange impression que tout était prévu ; cet animal me connaissait et s'en était très dérangeant. Qui es-tu ? Tu n'as rien de l'âme animale. Tu penses, réfléchis et agis. Je n'en dis rien.

Je ramassai mes livres d'un geste tremblant mais certain. Il avait gagné. D'un bond, mes jambes furent relevées et je le suivis, il galopait déjà entre les arbres. Je fis attention à ne jamais surveiller mes arrières. Si je le refaisais, j'allais refaire une crise d'angoisse et cela ennuierait fortement ce chien. Cependant, une question se posa dans mon esprit. Où m’amenait-t-il ? Et si tout cela n'était qu'un piège ? Si je me retrouvais dans de sales draps ? Peut-être que j'ai été choisie pour être la victime d'un monstre sanguinaire vivant au plus profond de la forêt maudite. Je frissonnai.
Néanmoins, l’effroi avait fait place à la curiosité. Et je ne fus pas déçue.

Gou s'était arrêté au centre d'un espace dénué d'arbres. La zone était restreinte mais assez grande pour lui et moi. Il s'était sagement assis et j'en avais conclu que c'était ici où s'achevait notre course.
Je le rejoignis silencieusement, le jugeant du regard. Il me tenait tête. Il n'était pas un chien.

- Arrête de me regarder comme ça, montre moi qui tu es.

Est-ce que le sortilège de compréhension des langues s'étendait jusqu'à la forêt ? Si ce n'était pas le cas, mieux valait espérer que l'homme qui se cachait derrière ce chien soit un chinois. De toutes façons, il devait savoir que je me doutais de quelque chose. Il ne fallait pas être stupide pour le voir. Cette chose était tout sauf un cabaut ! Il en avait l'apparence, certes, mais c'était la seule chose qui le liait à un être canin.

Par prudence, ma main était placée sous ma cape là où je tenais ma baguette. J'étais prête à toute attaque. L'animal était sous l'emprise de mon regard hautain et assuré, je ne le quittai des yeux ne serait-ce qu'une seconde. Viens par là. Ma détermination était en acier. Je voulais, non je devais, voir qui il était.

- Qu'est-ce que tu me veux !?

La rage se sentait dans ma voix, je perdais patience. Ce foutu clebs ne m'avait pas attiré ici pour rien ! Je ne comptais pas le laisser s'en tirer.

- Que veux-tu ? Des présentations peut-être ? Je suis Zhang Cha Yi de la maison Kenmei. Née un vingt-et-un janvier à Wukan, un village de pêcheurs chinois, je suis d'origine...
Moldu.  
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
hello there
悪賢い ▽ santa ain't real, but satan is.

avatar
Récits : 50 Here since : 16/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking wood < ft. Jegal Su'en   Ven 29 Aoû - 21:17


Walking wood
cha yi & su'en


Elle reste un instant sans agir, je reste prés d'elle mais je perds patience, qu'est ce qui lui prend bon sang! Tant pis, je vais la ramener au point de dépars et je rentrerai sans même lui avoir parler. Elle m'a coupé tout envie de lui faire pression, de la questionner sur de potentiels rapprochement avec la gente masculine. Mes pattes écrasent de petits brindilles, il en faut plus pour me blesser ou m'incommoder même si sous forme humaine j'ai horreur de la saleté, devoir sortir en forêt ne m'enchante pas toujours même si fuir le bruit et le monde me fait souvent céder. Je m'arrête en chemin, elle va avoir besoin de reprendre un peu de force alors je ne lui octrois que cette petite pause avant de retourner sur nos pas. Elle me dévisage, je ne cille pas elle doit avoir deviner qu'un humain se cache sous le chien même si je la devine peu familière avec les animagi.

Elle approche, elle aussi est déterminée, je ne crois plus qu'elle est effrayée, elle a vite repris le dessus sur sa faiblesse ce n'est pas étonnant. Je ne pensais pas qu'elle s'énerverait, pourquoi a-t-elle peur d'un chien? Je n'inspire pas confiance ni même l'endroit mais c'est elle qui m'a poussé à me dévoilé animagus, elle ne fait pas comme j'aimerai elle est encore trop indépendante pour me satisfaire pleinement. Nous deux ça n'est devenu sérieuse qu'à la fin du devoir, lorsque le professeur nous a encensé pour nos résultats, j'avais l'impression de flotter et après la remise de notre note nos bouches se sont scellées, victorieuses. Qui a embrassé le premier je ne saurai pas dire je ne m'en souviens pas ou n'ose pas m'en rappeler parce que ma fierté en prendrai un coup. Tout ce que je peux dire c'est qu'aucun de nous n'a chercher à mettre fin à cet échange, c'était bon, je me suis senti vivant autant que lorsque ses échardes se plantent dans mes paumes de mains.

Elle parle, elle dit trop de chose, je suis dans de beaux draps elle va m'en vouloir maintenant, ça ne l'a pas amusé alors je quitte mon poste et part au trot derrière les arbres, disparaissant dans la brume. Je vais la laisser un peu seul, qu'elle ne panique pas ce n'est pas le but mais il faut que je trouve un moyen d'apparaitre sans qu'elle ne se doute que c'est moi..Elle va le savoir elle n'est pas idiote et pour le coup ça ne m'arrange pas. Je reprends forme humaine, une main à plat sur l'écorce de l'arbre je prends mon temps pour retrouver une respiration normal et pour me débarrasser de quelques feuilles coincés dans ma cape. Un coup d’œil et je remarque qu'elle est encore là, je ferme les yeux et me décide à l'approcher. Mes chaussures vernies ne sont pas sali par la boue ce qui pourrait me trahir si j'avance avoir fait tout ce chemin pour la retrouver. ça m'apprendra à vouloir la jouer mystérieux, je ne suis pas comme ça je suis quelqu'un de directe cette maladresse me le prouve encore.

"Cha Yi?"

Elle se retourne, elle n'est pas en larme mais je peux ressentir une certaine nervosité émanent de tout son être, je ne vais pas la torturer plus encore. Nous allons rentrer et c'est tout, si elle me demande alors je lui avouerai, et si elle est trop en colère, trop agaçante je la calmerai bien vite d'un regard noir et d'une main enserrant sa gorge. Je suis un garçon violent, qu'elle ne se méprenne pas, je ne suis pas un enfant de cœur comme j'ai pu le laisse paraitre jusqu'à maintenant. Elle est différente alors je lui accorde des instants privilégiés mais elle me ment, elle est intéressée par d'autres!
Joue franc jeu Cha yi, tu as bien plus à perdre que moi.

"Quoi?"

Elle me regarde avec insistance, je hausse un sourcil feignant de ne pas comprendre où elle veut en venir. Ma duperie s'arrêtera malheureusement là si elle en vient à me questionner trop directement car je ne sais pas mentir et quand je m'y risque j'échoue pathétiquement.
J'enfonce mes mains dans mes poches de cape, il commence à faire frai ici et elle qui ne porte que son uniforme, elle n'a même pas sa cape avec elle. Il faisait aussi bon que ça en fin d'après midi pour se parait d'un simple uniforme? Sa jupe est un peu trop courte, elle voulait faire de l'effet à qui en s'affichant publiquement comme ça?
Je calme ma respiration une nouvelle fois, réprime cette chaleur grandissante en moi qui me fait très doucement perdre patience, elle est beaucoup trop belle pour sa propre sécurité.

" Tu te demandes ce que je fais ici, Cha Yi?"

Qui m'y a forcé si ce n'est elle et ça façon de tout prendre de haut? Je ne peux même pas l'atteindre alors que nous sortons ensemble, c'est déjà si compliqué de ce voir en dehors des cours, nous avons nos propres réputations et même si nous ne les avons pas désirés nous ne pouvons tout foutre en l'air en étant trop proche. Elle n'est que la future idéale à mes yeux mais je ne risquerais pas tout pour elle. Ma ligne de conduite restera à jamais la même, je suis né pour faire de grande chose, devenir un mage noir et pouvoir relever la tête de tout les miens.



electric bird.


Revenir en haut Aller en bas
hello there
悪賢い ▽ beauty may be dangerous but intelligence is lethal.

avatar
Récits : 101 Here since : 18/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking wood < ft. Jegal Su'en   Sam 30 Aoû - 10:18


Walking wood
cha yi & su'en
- ...moldu...

Il n'était plus là. Oui, ce chien s'était cassé. Il avait choisi de me laisser toute seule dans les bois au lieu de me montrer qui il était. Génial ! Et comment j'allais faire pour rentrer au château maintenant ? Aux dernières nouvelles, je ne connaissais pas de sort de téléportation qui pourrait me faire revenir à mon point de départ.
Dans un élan maladroit, ma cape était tombée au sol. Heureusement, je tenais toujours ma baguette en main. Je m'en serais voulu jusqu'à la fin de mes jours si elle s'était brisée sur cette vieille terre condensée. Elle était fragile et capricieuse, je me devais d'en prendre soin à tout heure de la journée. La faire tomber serait peut-être fatal.

Cha Yi.
L'on prononça mon nom et cette voix m'était trop familière. Oh non... Qu'est-ce qu'il faisait ici lui aussi ? Je me retournai. Su'en. Je ne l'avais plus revu en tête à tête depuis... Depuis le jour où l'on s'était embrassé voyons ! Mais oui, ce jour où sans une ni deux j'avais rapproché mon visage du sien et où le destin avait fait le reste. Cette impulsion non commune avait été terriblement agréable. Durant un long moment nos lèvres s'étaient scellées dans ce doux baiser. Je ne me souvins plus ni du pourquoi ni du comment qui nous avaient arrêté. J'aurais pu continuer à l'étreindre durant des heures, à pourchasser sa peau à l'aide de ma bouche, à faire glisser mes mains le long de sa nuque bouillante. C'était mon premier baiser et Dieu, qu'est-ce que j'avais aimé ça !
Je ne sais pas vraiment quelle est la situation de notre relation à l'heure actuelle. Sommes-nous toujours amis ou petits-amis ? Je ne veux pas d'un petit copain, à vrai dire les hommes sont les cadets de mes soucis. Je me réserve pour mes études d'auror, pour ma future carrière au ministère de la magie. Mon ambition est grande et une bonne dizaine d'élèves ont le même rêve que moi. Seulement, chaque année il n'y en a jamais plus d'un qui est sélectionné et il arrive que durant des décennies personne ne soit pris. Les aurors n'ont pas à courir les rues, c'est une grande profession qui se doit d’appartenir à un cercle très fermé de sorciers. De plus à notre époque, les mages noirs sont presque inexistants ce qui pousse le ministère à mettre leur recrue d'élite à la retraite.

Mon cher " amoureux " me jugeait du regard. Il passa de mes jambes dénudées à mes épaules sans couverture. Il s'arrêta à mon visage qu'il évaluait avec une certaine sévérité. Comme ce chien... Serait-ce lui ? Depuis le début il m'aurait menée en bateau ? Il se serait transformé en chien par le biais de je ne sais quelle potion et m'aurait amenée ici dans le but de ... Dans le but de quoi ?
Une brise fraîche vint secouer les feuillages monotones et en un rien de temps je ramassai ma cape éboulée. Je la plaçai sur mes épaules et y replaçai ma baguette en bois de frêne en sa poche intérieure. Je n'écoutai point Su'en qui devait certainement se justifier de sa présence ; il avait peur que je découvre son secret. Je décidai de faire comme si je ne savais rien, comme si je ne mettais pas rendue compte de sa supercherie. Cela mettra son ego en valeur.

- N'aurais-tu pas vu en chien passer ? Ce vicieux m'a amenée ici ! C'est vrai que j'ai été bête de le suivre mais je ne pouvais pas deviner que j'allais me perdre. Je suis contente de te voir.

J’époussetai distraitement ma cape tout en soufflant sur les quelques poussières qui s'y étaient installées. Ce comportement négligeant le torturerait peut-être un peu. Il voulait que je m'intéresse à lui, il voulait que je lui saute dans les bras, du moins c'est ce que j'en avais conclu. Mais non, pas encore. Certes, j'avais une légère... non, une forte envie de l'embrasser à nouveau. Mais c'était trop précipité à mon goût. Il fallait que je le fasse mariner un encore un peu pour qu'il soit bien cuit par la suite. Je devais essayer de le séduire, de lui donner un peu plus envie de moi. Ces agissements ne me ressemblaient pas, je le conçois, mais avec lui j'avais envie de jouer les femmes enjôleuses. Nous avions jusqu'à vingt-deux heure pour nous délasser de notre quotidien d'élèves et prendre le rôle de deux amants. Ce laps de temps était largement suffisant.
Je m'approchai en ne le quittant plus des yeux. Il était sur une petite motte de terre ce qui le rendait plus grand qu'il ne l'était déjà. Mais le rejoignis dans sa hauteur et seulement quelques minuscules centimètres séparaient nos deux corps chauds. En faisant mine de sentir son odeur, je fis une grimace en renfrognant mon nez et en détournant ma tête.

- Tu as du le croiser vu l'odeur de ta cape ! Tu pues le chien Su'en ! C'est immonde !

Bien évidement c'était faux, je voulais lui faire comprendre que je n'étais pas conne. Par ailleurs, ça me laissais une occasion de retirer son vêtement " nauséabonde ". Ce qui je fis sans vraiment me gêner. Après tout, nous sortions ensemble, non ? Mes mains s'étaient laissées glisser le long de ses épaules puis de son torse encore recouvert par sa chemise. Je me demandai si en dessous de cette dernière se cachait un homme frêle ou plutôt musclé.
Mes doigts baladeurs le quittèrent pour accrocher son manteau à une branche qui pendouillait tristement, j'en sorti sa baguette pour la lui rendre et qu'il la mette dans sa poche arrière. Un sorcier ne doit jamais trop s'en éloigner, surtout lorsqu'il est dans une forêt qui est reconnue pour être maudite.   
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
hello there
悪賢い ▽ santa ain't real, but satan is.

avatar
Récits : 50 Here since : 16/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking wood < ft. Jegal Su'en   Dim 7 Sep - 21:02


Walking wood
cha yi & su'en


Elle me sonde de ses grands yeux noirs corbeaux son attention m'inspire un sentiment de replis, je vais devoir me méfier j'ai la net impression qu'elle n'est pas dupe cela ne peut de toute façon pas m'étonner. Comment annoncé à la fille qui vous plait que vous êtes différent? Je n'aime pas spécialement parler de moi même si je suis assez fier de cette particularité. Qui peut se venter d'être animagus ici? Ce n'est pas comme si ce don était répandu parmi les sorciers de Wizasureru, tout comme ceux de Poudlard. Si ce n'était pas rare alors ça n'aurait plus d'intérêt et je n'aurai jamais cherché à me perfectionner. Je ne suis pas un extravagant qui croit bêtement que l'on peut et que l'on doit se démarquer pour survivre, j'aime juste parfois être différent car ça apporte un autre sentiment bien plus fort et durable: celui de paraitre inaccessible, au dessus de tout presque tout-puissant.
Je veux inspirer le respect tout comme la crainte, je ne peux pas me contenter d'être vu seulement que comme l'héritier Jegal ou un sorcier à la silhouette élancée car pour le moment c'est se dont je dois me contenter ici. J'ai tellement d'attentes, de volonté pour le futur, je veux réussir j'ai une réelle ambition qui ne me quitte pas depuis que je suis apte à argumenter et interpréter mes choix et préférences.

Son corps s'affaisse à quelques mètres de moi, sous les feuilles reposent sa cape qu'elle a laissé tombé sous la stupeur, elle était donc plus couverte que ça durant le cours? Ce détail ne me rassure qu'à moitié car je trouve encore que sa jupe n'est pas assez longue. Nous ne sommes pas véritablement ensemble, je ne pourrais jamais lui dire clairement se que je ressens lorsque je la vois vêtu ainsi. Cette fille me parait beaucoup trop libre et indépendante pour que sa réponse soit positive. Je sais d'avance que j’essuierai une cuisante humiliation sous ses répliques acerbes et je ne saurais pas gérer ça.
Tuer un être est un tourment qui m'a longtemps habité et qui me suit encore aujourd'hui. Je sais pertinemment que j'en serai capable, à main nu de préférence mais je ne suis pas certain que l'assumer sera chose aisée.
Vivre avec une telle chose sur la conscience? Avec toutes ses voix qui vous jugeront, ce sentiment d'être épié, d'être attendu au tournant? Est-ce que ça en vaut vraiment la peine?

Est-ce qu'elle me teste? à l'instant, vient-elle de le faire? Le chien pourquoi m'en parler? Que dois-je lui répondre? Je la dévisage toujours aussi impassible, je ne laisse rien voir même si sa petite phrase anodine mais à moitié ébranlé. Il faut que je réagisse, que je réplique avec nonchalance même si ce n'est peut être pas la meilleure stratégie à adopter.

"Un Chien? Tu es sûr que ça va, Cha Yi"

J'ai appris à le dire correctement, je ne suis pas plus con qu'un autre et ce n'est pas non plus bien sorcier. Elle prononce toujours le mien avec le nez trop pincé mais je ne peux lui en vouloir, mon prénom est tiré d'une langue qui n'est même plus parlé aujourd'hui alors.  Les pieds joints, les mains dans les poches je la surplombe de tout ma hauteur, le menton levé un sourcil haussé je l'observe m'approcher sans ouvrir la bouche, cherchant à interpréter d'abord sa façon d'agir.
Je n'ai jamais fréquenté, je n'ai jamais cherché à avoir de copine, les gens pour moi sont plus une gêne qu'autre chose alors je suis un peu perdu et je perds donc facilement patience.
Pour ne pas finir torturer par mes propres interrogations je préfère la laisser agir et voir ensuite ce que je pourrais faire, parce qu'il est temps aussi de savoir ce qu'elle veut vraiment.

Elle tacle, comme une gifle reçue en plein visage je prends sa critique mais ne la digère pas. Je la foudroie, elle m'a presque fait perdre mon flegme pour qui se prend t-elle? Devrait-elle être mise en garde qu'il ne faut surtout pas me provoquer? Je suis stoïque, la colère m'a littéralement cloué sur place ,je crois que c'est préférable pour sa jolie petite nuque blanche. Je ne veux pas la perdre, je crois que je l'apprécie sincèrement car mon subconscient agit avant le reste et m'évite ainsi bien des problèmes.
Ses longs doigts blancs dénouèrent habillement le nœud qui faisait se rejoindre les deux pans en velours de ma cape. Le tissus ne fit qu'effleurer le sol car elle se garda bien de le laisser tomber: bon réflexe.

Je n'ai toujours pas décidé à laisser son regard m'échapper, je suis le moindre de ses mouvements avec toujours cette petite irritation qui étire le coin de ma bouche dans un rictus et creuse l'une de mes joues en un sillon sombre et marqué.
Elle se joue de moi, c'est la première personne qui le fait et je dois dire que je peine à gérer tout ses sentiments contradictoire qui m'assaillent. Devrais-je calmer tout de suite les choses? Est-ce que j'ai le droit d'apprécier ses initiatives? La baguette qui se fraye un chemin dans ma poche arrière étire le tissu de mon pantalon, me faisant contre mon gré arquer un sourcil. à quoi joue -t-elle? Comment peut -elle oser toucher un bois aussi précieux et dangereux que ça? elle n'y a même pas jeter un œil de quoi me faire perdre tout envie de recommencer le baiser que nous nous étions offert dans ce couloir.

Je détourne la tête en me souvenant que de la où elle se trouve mes défauts peuvent être facilement découvert, je ne supporterai pas que sa jolie petite bouche articule des questions dérangeantes, même si cette fille n'est pas comme ça: elle se soucie peu des autres et ça m'arrange.

"à quoi tu joues, Cha Yi?"
Je ne suis pas comme elle, je ne peux pas prendre de détour quand la voie est aussi bien dégagée. Mon corps bien plus imposant que le sien reste statufié, je ne bouge presque pas même pour lui parler, je veux une réponse précise et dans l'immédiat si elle ne veut pas que je perde mon sang froid. Ma veste sent-elle autant que ça pour qu'elle décide de me la retirer? Ses mains sont passées sur mon torse, elles ont légèrement étirées le tissus blanc tout comme ma cravate en soie qui voit son nœud être allongé et desserrer. Ma peau est échauffée, je mets instinctivement ça sur le dos de mon mécontentement même si je ne peux retenir mon attention de dévier sur la pâleur infini de ses deux cuisses fines ou un léger écart naturel laisse deviner la largueur idéale de ses hanches féminines.
Cette fille va me faire perdre tout bon sens.

"Si je pose mes mains comme les tiennes, je passerai pour un malotru, vous êtes vraiment chanceuses, vous les filles. On vous pardonne tant d'écarts qui seraient fatales pour nous-autres."

Éveille des sens même en hibernation comme les miens devraient être interdit elle elle s'en amuse, goguenarde mais moi je vais me sentir tout retourné jusqu'au retour aux dortoirs. Je déteste tellement cet état que je le fuis depuis ma puberté j'essaye au maximum de le contrer si je ne peux l'éviter, et s'est toujours par une grande souffrance physique que j'y mets un terme dans le meilleur des cas. Quand cette perversité répandu finit par devancé ma morale c'est à mon mental de souffrir car je ne lui laisse aucun répit, la perversité est un maux qui me donne la nausée mais auquel je ne peux qu'être soumis comme tout les hommes.
Sans décrocher mon regard du sien je guide ma main gauche à son sein gauche sur lequel je l'applique sans vergogne et avec assurance. Elle m'a provoquer et je ne fais aucune différence entre les deux sexes dans ce genre de confrontations, même si je juge les femmes toujours plus faibles et moins importantes que nous. Son sous-vêtement m'empêche clairement de palper ce que j'aimerai découvrir pour la première fois mais je ne me démonte pas pour autant et laisse ainsi mes doigts mates remonter jusqu'à ça gorge opaline que j'effleure alors avec précaution.



electric bird.


Revenir en haut Aller en bas
hello there
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Walking wood < ft. Jegal Su'en   

Revenir en haut Aller en bas
 

Walking wood < ft. Jegal Su'en

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» The walking dead
» Duel ber59 vs véro thème "The walking dead"
» BORN TO BE A WALKER -inspiré de The Walking Dead- (CINQ ANS - SAISON 6)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
W I Z A S U R E R U :: 
WIZASURERU.
 :: ✎ EXTÉRIEUR. :: les cours en extérieur :: cours de soins pour les créatures magique
-