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 hate ? no. more than that. Disdain. (su'en)

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MessageSujet: hate ? no. more than that. Disdain. (su'en)    Dim 17 Aoû - 14:39

Le soleil brillait haut dans le ciel de Babylone. Plus haut qu'il n'avait jamais brillé en Angleterre. Je poussai un soupir las à cette pensée, passant mes doigts dans mes longs cheveux blonds, grappillant quelques malheureuses minutes de sommeil, une jambe repliée pendant que mon regard fixait le plafond. Je n'étais pas de bonne humeur aujourd'hui, et pourtant la journée n'avait même pas encore réellement commencé. Il y avait des jours comme cela... Un regard sur ma table de nuit, et sur la photo qui y trône. De ma main droite, je l'attrape, détaillant les deux êtres qui posent, sourire aux lèvres. Douvres, il y a dix ans. Mon cousin et moi, riant aux éclats en se tenant la main. Des enfants comme les autres. Pire que de mauvaise humeur, j'étais même nostalgique. Heureusement, je n'avais pas grand chose de prévu aujourd'hui, j'allais donc pouvoir passer ma journée à broyer du noir, en pestant contre toutes les choses de la vie. Joyeuse perspective. Je finis par m'extirper de mes draps, me faisant une toilette rapide. Bien sûr, il est hors de question de paraître négligée, peu importe mon humeur. Tout, comme toujours, est calculé au millimètre près. La chemise blanche aux couleurs de Yuukan est rentré dans ma jupe, laquelle ne présente pas le moindre pli. J'avais attaché mes cheveux en une queue de cheval serrée au milieu de ma tête, tandis que mon maquillage s'avérait simple, équilibré, mais efficace. Derrière touche de mascara devant le miroir, on vérifie que tout est parfait, je peux sortir. Enfin, pas sans attraper ma robe de sorcière qui semblait sortir du pressing. C'était ainsi que l'on me connaissait, toujours tirée à quatre épingles. Je crois que c'est notamment ce qui avait fait une si bonne impression dans ce bureau d'avocats ô combien réputé dans le chemin de traverse, lorsque je m'y étais présentée. Mais ce temps me semblait loin à présent. J'attrape dans ma mallette en cuir mon horaire de la journée, et réprime une furieuse envie de retourner me cacher dans mon lit. Hors de question, ce n'était pas dans mes habitudes. Et je n'aime pas déroger à mes habitudes. Je me dirige donc vers mon premier cours, puis le suivant, et ainsi de suite jusqu'à ce que la position du soleil indique très clairement que nous étions en pleine après-midi. J'avais terminé tout ce que j'avais à faire, mais ce n'était pas pour autant que j'avais envie de retourner dans mon dortoir. C'était pourtant ce à quoi j'avais très sérieusement pensé ce matin, mais si j'y retournais, j'allais passer ma soirée à me morfondre. Disons qu'il y a plus productif comme façon de passer son temps.

Au final, je me mets à flâner dans les couloirs, sans but précis. Je vous l'accorde très volontiers, mais au moins il y avait l'espoir que je me trouve une occupation. Dans mon lit, je me serais contentée de me rouler en boule jusqu'à attendre le lendemain. Depuis la fenêtre de l'un des couloirs dans lesquels le hasard m'a conduit, je me surprends à regarder l'entraînement de Quidditch. Rien dans ce sport ne m'a jamais réellement intéressée, mais je suppose que sa popularité déteint sur tous les sorciers. Mon regard passe d'un joueur à un autre, et j'essaie de resituer leurs visages en fonction de leur maison. Je m'arrête sur celui d'un jeune-homme, à l'air supérieur, et aux moeurs de jeu peu recommandables. C'est l'équipe des wagurashikoi, et le brun qui joue sans se préoccuper de ses coéquipiers, c'est Jegal Su'En. Voilà le genre de comportement type qui me fait encore plus déprécier ce sport, bien que je sache qu'il s'agit là d'une exception. Je ne comprends pas pourquoi on le garde dans l'équipe ... enfin, d'un autre côté, il s'agit des wagurishikoi, je ne comprendrai probablement jamais leur fonctionnement. Je n'aime pas ces sorciers, je ne m'en suis jamais cachée. De la même manière, à Poudlard, je n'appréciais pas les serpentards. Je ne prétends pas qu'aucun ne vaille la peine d'être connu, simplement ils sont trop rusés que pour ne pas représenter un potentiel danger. Je l'avoue néanmoins, j'ai une tendance à favoriser ma propre maison. Pourra-t-on jamais me le reprocher ?

Je finis par me décrocher du spectacle et passe encore un peu de temps à déambuler, à saluer les quelques personnes que je connais - et qui me connaissent, les deux n'allant pas forcément de paire. Pas que je ne sois pas physionomiste, mais certaines personnes me connaissent pour mes prises de position, et ma tendance à toujours dire ce que je pense. Je ne m'en plains pas, cependant cela fait toujours étrange de se faire arrêter dans un couloir par un parfait inconnu. Cela me rappelle parfois mon cousin - Nathan -, qui était bien plus populaire que moi à Poudlard. Je me remémore ses sourires, ses rires, quand bien même il ne connaissait la personne que de vue. Je ne suis pas capable de tout cela. Je sais être polie et courtoise, mais la spontanéité n'est pas mon fort, sauf en cas de confrontation. Plongée dans mes pensées, je ne remarque même pas le jeune-homme qui vient de la direction opposée et dont l'épaule me heurte avec force. Si fort que j'en perds l'équilibre, et manque de tomber. Je me rattrape de justesse. Le couloir est si large qu'on peut facilement y passer à dix sans se toucher, ou alors en se frôlant tout juste. Bien sûr, je ne regardais pas où j'allais, mais quel sont les chances pour se rentrer dedans avec autant de force sans que cela soit volontaire ? Je me retourne vivement. Ah bah tiens, mon joueur de Quidditch préféré. « Tu as à ce point besoin de te faire remarquer, même dans un couloir vide, pour rentrer de la sorte dans les gens ? » On ne s'aime pas, ce n'est un secret ni pour lui, ni pour moi. Néanmoins, ce coup-là est vraiment très bas. Bas, et cliché de surcroît. Le pire dans tout ça ? Il savait très bien que j'allais réagir. Je suis persuadée qu'il n'attendait que ça. Quand je vous disais que j'étais plutôt spontanée en cas de confrontation ... En voici un bel exemple.
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MessageSujet: Re: hate ? no. more than that. Disdain. (su'en)    Dim 17 Aoû - 18:12


L'entrainement avait duré bien plus longtemps que prévu mais je ne m'en suis pas plains c'est un défouloir pour moi et même si je dois me contenir plus lorsque l'on s'entraine j'arrive toujours à caler des envois puissants, y mettant toute ma rage, celle que j’emmagasine la semaine durant. Je ne pensais pas qu'en me portant volontaire pour remplacer l'ancien batteur de l'équipe j'allais aussi bien me sentir, c'est vrai jusque là le Quidditch ne m'avait jamais intéressé, les sports d'équipe en généralement non plus, j'ai toujours trouvé cela ridicule et inutile. J'ai encore du mal aujourd'hui à voir cela autrement que comme un passe-temps même si beaucoup d'étudiants y ont fait de grandes carrières, ce n'est pas crédible à mes yeux. Un cerveau bien fait vaut dix attrapeurs, c'est sans doute le poste qui pour moi ne mérite pas toutes les éloges qu'on lui fait, quand je joue un match officiel je suis bien obligé de garder un œil sur lui mais ce n'est pas l'envie qui me manque de le laisser se démerder.
Je laisse mon balais dans la réserve, ce n'est pas le dernier modèle sorti, je n'ai pas besoin d'investir beaucoup d'argent dans mon matériel puisque la vitesse ne fait pas partie des qualités que je dois impérativement avoir sur le terrain, seule la force compte et j'ai une sacrée détente alors tout va bien de ce côté là. Sans même adresse un signe au reste de mon équipe je remonte le petit chemin qui mène au terrain central, une vaste cours entourés de plusieurs bâtiments d'études et d'un promenoir ouvert sur l'extérieur. Je n'ai jamais été éblouie par l'école, j'ai grandi dans le monde des sorciers alors je n'ai toujours vu que ça même le manoir familial possède pas mal de similitude dans son architecture. Il faut chaud ici mais les terres qui entourent l'école sont quasiment aussi fertile qu'une oasis, magie ou hasard climatique il en résulte que je ne souffre pas des températures.

L'exercice m'a épuisé, j'ai fait t'en d'efforts pour pouvoir avancer sans débordement tout le restant de la semaine. J'ai besoin d'un moyen violent pour me libérer, aussi intense, y mettre toute ma rage pour recouvrer ensuite un comportement normal, celui d'un étudiant lambda. Je n'ai pas besoin de traitements ou de potions magiques, j'arrive par moi même à trouver l'équilibre quitte à donner un peu de mon temps et de moi même comme aujourd'hui. Ma longue main osseuse passe et repasse dans ma crinière noire, j'y redonne un peu d'ordre même si la légère brise finira par réduire à néant ce minuscule élan de coquetterie. Quelques mèches s'obstinent à rester coller contre mes tempes, la sueur a coulée ce matin, je ne fais pas semblant, je m'investis toujours à cent pour cent. Je n'avais pas envie de me doucher dans les vestiaires cette idée ne m'a même pas traversé l'esprit pas que je sois pudique ou peut être bien que si?

Je lisse les cordons qui m'ont aidé à lassé ma cape autour de mon cou, même si l'effort fourni à l'entrainement peut se lire sur mon visage je reste impeccablement apprêté, excepté peut être ma crinière rebelle mais j'ai abandonné depuis longtemps l'idée de la dompter. Mon blason vert et noir brodé à la main attire les regards, en fait se détourner certains et dans tout les cas écartent de mon chemin tout les potentiels nuisances qui s'y trouveraient. Je jouis de cette peur certainement injustifiée envers une maison qui ne reflète pas le mal entier qui peuple le monde des sorciers. Si nous étions aussi dangereux et perdus alors les autorités compétentes auraient depuis longtemps refusés l'accès aux études à tout ces monstres qui sommeillent. Malgré tout je ne suis pas étonné que la majorité continuent de faire vivre notre réputation d'horrible bourreaux, j'en suis un mais j'en connais pas mal dans mon propre dortoir qui jugent mes actes tout comme ma façon de jouer sur le terrain.
Mon regard reste fixe, droit devant moi je ne prête attention à rien ni personne, mes pas résonnent sous le dôme tout comme les pans de ma cape qui claquent sous la force de mes mouvements saccadés. Le soleil se réfléchit dans les cheveux fins couleurs blés d'une petite sorcière insignifiante, mes mâchoires se crispent et mon regard se braque sur les traits de son visage. Elle ne me voit pas, perdu sans doute dans ses pensées empreint de révolution et de soulèvement des opprimés: pathétique.
Je la détaille, la dévisage non sans affiché une certaine rancœur, c'est elle qui a osé ouvrir sa bouche l'autre jour je n'ai pas su quoi répondre sur le moment et cela m'a rendu malade quelques temps. Je n'aime pas refaire le monde à l'aide de "si" mais c'est souvent ce à quoi j'ai recours lorsque je me frustre. Je ne devrais pas me freiner de la sorte, fantasmer n'est pas fait pour moi je devrais plus souvent passer à l'action, tout comme maintenant.
Je la dépasse facilement de deux têtes alors c'est mon épaule que son front rencontre de plein fouet, continuant d'avancer, imperturbable je me mets à sourire, victorieux je l'ai entendu couiner en perdant l'équilibre. Gamine.

Je me tends sur place, m'immobilisant j'enfonce mes mains dans les poches de ma cape, me retournant, un sourcil haussé, mes lèvres marquées s'étirant sensiblement à chaque seconde qui s'écoulent. Elle n'attend qu'une réponse, elle ne pourrait pas un peu la fermer et faire profile bas?
"Je ne vois pas de quoi tu parles. Pour les personnes grandes comme moi l'horizon porte loin, nous n'avons pas toujours le réflexe d'aviser le sol lorsque l'on avance."
Victorieux j'incline légèrement la tête, ne pouvant m'empêcher de la prendre de haut alors que je me détourne une nouvelle fois de sa personne. Je semble calme et amusé par la situation mais je sens que la colère monte en intensité, surtout lorsqu'elle me relance encore une fois. Cette fille serait-elle secrètement masochiste? ça ne m'étonnerai pas à dire vrai, elle vient d'occident elle adopte forcément des mœurs décadentes et outrageuses, rien qu'à voir ses cheveux.
Suite à sa réplique digne du jardin d'enfant je reviens sur mes pas, avalant la distance en seulement trois grandes enjambés. je la toise de toute ma hauteur, ma mâchoire se tordant dans un grincement sinistre.
"Il est vrai que le couloir se vide...et pourtant tu es là, devant moi à me tenir tête. Serais-tu folle ou inconsciente? Si tu veux mon avis je pense que les deux propositions sont justes."
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